Avec Adon père et fils, c’est la première mention de Riverie. Ils firent construire une première forteresse d’abord en bois puis en pierres, bien placée pour rançonner les quelques marchands qui du Rhône à la Loire, empruntaient le pertuis de Ste Catherine. En 1200, la seigneurie passa par mariage aux Roussillon, puissants seigneur régnant sur la moyenne vallée du Rhône. Guillaume de Roussillon mourut à St Jean d’Acre sans doute en 1277, envoyé par le roi de France pour ce qui n’était plus une croisade. Sa veuve, Béatrice, fonda la chartreuse de Ste Croix en Jarrez. À cette époque le Châtel était clos par muraille et dès 1300 une autre enceinte protégeait la partie basse du village. Ce fut jusqu’en 1590 la période médiévale la plus riche du village, au-delà on entre dans les temps modernes.
Se succédaient alors les Thoire Villars, originaire de Bresse, puis le Connétable de Bourbon par l’intermédiaire des Comtes du Forez, puis en 1513 les Laurencins et les Camus tous enrichis dans le négoce et échevins de Lyon. En août 1590, lors des guerres de religion le village et le château furent totalement détruits par l’action de la Ligue qui tenait alors Lyon, laquelle ville craignait Riverie (mais si mais si) tenue par le parti du futur Henri IV. Lors de la paix civile obtenue par la conversion de Henri de Béarn au catholicisme, Camus fit reconstruire le château à peu près comme on le connait actuellement. Après un bref retour de la seigneurie à la noblesse d’épée (comte de la Liègue), les Bénéons, originaires de St Symphorien le château, achetaient Riverie en 1680. Cette famille resta propriétaire jusqu’en 1802 date à laquelle une fille Bénénon devenue de Montherot vendit ses biens, le château fut alors acquis par sept propriétaires différents. En 1692, le nouveau baron fit désorienter l’église.
La révolution fut relativement clémente avec Beaurepaire, nouveau nom de Riverie. Le château survécut, seuls les terriers furent brulés. En 1793, et à Lyon, la rebelle, furent néanmoins guillotinés trois tabellion originaires du village dont J.M Couchoud notaire de lieu. Le « Vieux logis » fut construit dans les dernières années du XVIIIème siècle par J.F Achard notaire à Riverie. Un de ces fils, J.M Achard-James, né chez nous, devint président de chambre à la cour d’appel de Lyon et participât au procès de la révolte des canuts. Le deuxième homme célèbre du village fut Antoine Vachez, maire pendant la seconde partie du XIXème siècle et avocat, écrivain, et académicien. Les recensements montrent en 1836 une population de 500 habitants, en 1851 de 517 habitants en 19 lieux différents du village.
Un édifice central dans l’histoire du village, témoin de siècles de foi et de communauté.
Des vestiges historiques qui racontent l’ingéniosité médiévale en matière de gestion de l’eau.
Un symbole de puissance et d’histoire, dominant fièrement le village depuis des siècles.
L’enceinte historique où se trouvaient les demeures des nobles, témoignant de l’époque féodale du village.
Un témoin silencieux des événements historiques, offrant ombre et sérénité aux visiteurs.
Situé en face de l’église, un symbole de la Révolution où furent brûlés les archives de la baronnie en 1793.
Un ancien puits public essentiel pour l’approvisionnement en eau des habitants du village.
Un site historique polyvalent : marché aux grains, prison civile, et auditorium de justice.
Désormais La Picoraille, cet édifice reflète l’engagement de la communauté envers le soin et l’éducation.
Située au fond de la place, elle témoigne de l’importance du notariat dans le passé de Riverie.
Selon la légende, le lieu de sépulture des hommes du village après le siège de 1590.
L’artère principale du village, riche en histoire et en activités.
Ancien lieu de péage, marquant l’entrée historique du village.
Un chemin historique, vestige des anciens remparts, offrant un regard sur le passé défensif du village.
Jadis le quartier des cordonniers, un témoignage de l’artisanat traditionnel de Riverie.
Entre 1900 et 1920, le village de Riverie était animé par un commerce local florissant, avec cinq épiceries, dont l’épicerie Relave et l’épicerie tabac de Montaland. Le village comptait également huit cabarets et divers artisans tels qu’une boucherie, un menuisier, des forgerons-maréchaux-ferrant et des merceries. Cette période témoigne d’une vie villageoise dynamique, marquée par une activité commerciale et artisanale intense.
Après la Seconde Guerre mondiale, jusqu’en 1980, Riverie a continué à voir fonctionner certains de ses commerces historiques comme l’épicerie Relave, la boulangerie Néel, et le café restaurant Ferrand-Porta. Cependant, le paysage commercial a commencé à se transformer, avec la fermeture de certains établissements et la conversion de l’ancien hospice en auberge campagnarde, qui deviendra la Picoraille en 1975. Cette période a été marquée par une évolution graduelle de l’économie locale.
Le 20ème siècle a également été témoin de changements significatifs dans l’agriculture et le notariat à Riverie. Le nombre d’exploitations agricoles a progressivement diminué, passant de 25 au début du siècle à seulement deux aujourd’hui. Parallèlement, le village a maintenu une tradition de notariat depuis le Moyen Âge, avec 35 notaires recensés jusqu’en 1973, année où l’office notarial de Riverie est devenu une annexe.
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